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Pourquoi ma vidéo de match saccade ou clignote

La vidéo existe, mais elle est inutilisable : l'image avance par à-coups, ou elle clignote sous les néons, ou elle passe du clair au sombre à chaque nuage. Aucun des trois défauts ne vient du téléphone. Ils viennent de réglages, et ils se corrigent avant le match.

· 5 min de lecture

Téléphone sur trépied dans un gymnase, écran de réglages vidéo affiché, éclairage de salle en arrière-plan

Un entraîneur qui reçoit une vidéo saccadée conclut que le téléphone était trop vieux, et le club envisage d'en acheter un. C'est presque toujours une erreur de diagnostic. Les trois défauts les plus fréquents ont des causes distinctes, et une seule d'entre elles tient au matériel.

La saccade : le téléphone chauffe et ralentit

Un téléphone qui filme pendant une heure et demie en plein soleil chauffe. Passé un seuil, il se protège : il baisse la cadence d'images, puis la résolution, puis il s'arrête. La vidéo commence fluide et devient saccadée à la vingtième minute — le signe qui ne trompe pas. Trois précautions règlent l'essentiel :

  • L'ombre. Un morceau de carton au-dessus de l'appareil, ou le trépied placé côté ombre de la tribune. La différence de température est de dix degrés.
  • Pas de coque. Elle retient la chaleur. On l'enlève pour le match.
  • La cadence raisonnable. Le 60 images par seconde chauffe davantage et n'apporte rien pour lire un placement. Le 30 suffit, ou le 25 en Europe, pour la raison expliquée plus bas.

Deux autres causes de saccade n'ont rien à voir avec la chaleur : un mode économie d'énergie resté actif, qui bride le processeur, et une carte mémoire trop lente sur les téléphones qui enregistrent sur carte. Désactivez le premier, et enregistrez sur la mémoire interne.

Le clignotement : les néons battent à cent hertz

En salle, l'image clignote ou montre des bandes sombres qui défilent. La cause est un désaccord de fréquence : en Europe, le courant est à 50 hertz, et les éclairages qui en dépendent — néons, certaines LED — s'allument et s'éteignent cent fois par seconde. Un téléphone qui filme à 30 images par seconde échantillonne ce battement de travers, et chaque image tombe sur une phase différente de l'éclairage.

La correction est un réglage, pas un achat : filmer à 25 ou 50 images par seconde, multiples de la fréquence du secteur. La plupart des téléphones le proposent dans les réglages de la caméra, parfois sous le nom « anti-scintillement 50 Hz ». Réglé une fois, il reste. C'est le premier point à vérifier pour tout ce qui se joue en salle, et le détail par sport est dans filmer un match de basket.

L'exposition qui pompe : verrouiller avant le coup d'envoi

Dehors, l'image passe du clair au sombre à chaque nuage, ou s'assombrit quand un joueur en maillot blanc traverse le cadre. C'est l'exposition automatique, qui recalcule en permanence sur ce qu'elle voit. Pour un plan fixe, elle est inutile et nuisible.

Sur presque tous les téléphones, un appui long sur l'écran verrouille la mise au point et l'exposition. Faites-le sur le terrain, pas sur le ciel ni sur la tribune, une fois le cadrage posé. Si la lumière change beaucoup pendant le match — fin d'après-midi, allumage des projecteurs — reverrouillez à la mi-temps. Une image un peu sombre et stable se lit ; une image qui pompe fatigue en trois minutes.

La stabilisation qui flotte

Dernier défaut, plus rare : sur trépied, l'image semble dériver lentement, ou les lignes du terrain ondulent. C'est la stabilisation numérique, conçue pour une main qui tremble, qui corrige un mouvement qui n'existe pas. Sur trépied, coupez-la. Elle coûte en plus une partie du champ, que le téléphone rogne pour avoir de la marge.

La liste avant le coup d'envoi

  1. Cadence : 25 ou 50 images par seconde en Europe, jamais 60 en salle.
  2. Exposition et mise au point verrouillées sur le terrain.
  3. Stabilisation coupée si l'appareil est sur trépied.
  4. Mode économie d'énergie désactivé, coque retirée, appareil à l'ombre.
  5. Mémoire disponible pour une heure et demie en 1080p : quinze gigaoctets.
  6. Un essai de trente secondes, relu sur place, avant le coup d'envoi.

Six lignes, deux minutes. C'est la différence entre une vidéo qu'on regarde et une vidéo qu'on jette.

Questions fréquentes

30 ou 60 images par seconde ?

Ni l'un ni l'autre en Europe : 25 ou 50, pour rester en phase avec l'éclairage à 50 hertz. Le 50 n'apporte rien pour l'analyse et chauffe davantage ; le 25 suffit.

Pourquoi la vidéo saccade sur YouTube mais pas sur le téléphone ?

Parce que c'est la lecture qui saccade, pas le fichier : connexion insuffisante ou résolution trop élevée pour le débit. Le fichier d'origine est sain.

Faut-il un téléphone récent ?

Non. Un modèle de cinq ans filme un match en 1080p sans défaut, à condition d'être réglé et à l'ombre. Les défauts décrits ici touchent aussi les modèles neufs mal réglés.

Le mode « cinéma » ou « vidéo pro » aide-t-il ?

Il donne accès aux réglages manuels de cadence et d'exposition, ce qui est utile. Ses effets de flou d'arrière-plan sont à couper : ils rendent les joueurs lointains illisibles.

Par sport : Basketball · Handball · Unihockey

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