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Comment retrouver les moments importants dans une vidéo de match
Le match est filmé. On sait qu'il y a eu quatre choses à revoir. On ne sait plus à quelle minute, et le fichier fait une heure et demie. C'est là que la plupart des vidéos de match meurent : pas faute d'avoir été tournées, faute d'avoir été retrouvées.
Le scénario est toujours le même. Un parent ou un adjoint a filmé, le fichier est arrivé, et l'entraîneur s'assied le dimanche soir pour « sortir les moments importants ». Deux heures plus tard, il a revu le match en entier, retrouvé deux des quatre situations, oublié ce qu'il cherchait dans la troisième, et il a une note pour la semaine prochaine : ne plus faire ça. La semaine suivante, la vidéo n'est pas regardée.
Le problème n'est pas la vidéo. Une vidéo de match n'a pas de table des matières, et personne ne lit un livre de quatre cents pages pour retrouver trois phrases. Il faut des repères, et ils se posent pendant le match, pas après.
Noter pendant : la minute et un mot
Le repère le plus fiable tient sur une feuille pliée dans la poche : la minute et un mot. « 12 relance », « 34 but », « 51 pressing raté ». Rien d'autre. Pas une phrase, pas un jugement, juste de quoi retrouver l'endroit. Un adjoint le fait mieux que l'entraîneur principal, qui a autre chose à faire pendant une action ; à défaut, un parent sur le banc de touche avec la consigne d'écrire ce qu'on lui crie.
La seule précaution qui compte : caler la montre sur le début de l'enregistrement, pas sur le coup d'envoi. Un téléphone lancé six minutes avant le match décale toutes les notes de six minutes, et « 34 but » tombe sur une touche anodine. Notez l'heure exacte du coup d'envoi sur la même feuille, et le calcul se fait en une soustraction.
Marquer après l'action, jamais avant
C'est le point que tous les systèmes de marquage ratent : on ne sait qu'une action mérite d'être revue qu'une fois qu'elle est finie. Personne ne prévoit une perte de balle à la relance ; on la constate. Tout dispositif qui demande d'appuyer avant — pour « lancer l'enregistrement de l'action » — produit des clips qui commencent trop tard et des actions manquées parce qu'on regardait le jeu.
La bonne habitude est l'inverse : l'action se termine, on note, et le repère vaut pour les dix à quinze secondes qui précèdent. Ce sont elles qui contiennent la cause. Un but se comprend dans les cinq secondes d'avant, rarement dans la frappe elle-même.
Découper le soir même, pas le dimanche
Avec la feuille, retrouver une séquence prend trente secondes : on avance à la minute notée, on recule de quinze secondes, on regarde. Le découpage des trois ou quatre extraits prend vingt minutes, à condition de le faire le soir du match, quand on sait encore pourquoi on a noté « 51 pressing raté ». Le dimanche, ce mot ne dit plus rien.
Nommez les extraits de façon à les retrouver dans deux mois : le match, le thème, la minute. « J5 relance 34 » se retrouve ; « clip final 2 » ne se retrouve jamais. Et limitez-vous à trois ou quatre par match : la règle est détaillée dans comment analyser un match, et elle tient en un mot — au-delà de trois, les joueurs ne retiennent rien.
Les outils qui aident, et ceux qui ne trouvent que les buts
- Les chapitres d'une vidéo en ligne. Une liste de minutes dans la description d'une vidéo devient une table des matières cliquable. Gratuit, et les joueurs s'en servent.
- Le rognage du téléphone. L'application Photos de n'importe quel téléphone découpe un extrait de quinze secondes en trois gestes. Pas besoin d'un logiciel de montage.
- Les résumés automatiques. Ils retrouvent les buts et les arrêts, parce que le public réagit. Ils ne retrouvent pas la relance perdue à la 34e, parce que personne n'a crié. Or c'est celle-là que l'entraîneur veut.
Ce qu'il faut accepter
On ratera des choses. Une situation notée trop vite, une autre pas notée du tout parce qu'on discutait avec l'arbitre. C'est le prix d'une méthode tenable : trois séquences retrouvées en vingt minutes valent plus que quinze séquences que personne n'a le temps de chercher. Le club qui revoit trois situations chaque semaine progresse ; celui qui archive des matchs entiers ne les rouvre pas.
Questions fréquentes
Faut-il quand même regarder tout le match pour être sûr de ne rien rater ?
Non. On rate moins en revoyant trois situations notées qu'en regardant une heure et demie en avance rapide : l'attention baisse après vingt minutes, et les situations non notées passent de toute façon inaperçues.
Comment faire quand on est seul à coacher et à filmer ?
Réduire le geste au minimum : un appui sur le téléphone après l'action, sans regarder l'écran. Si le geste demande plus que ça, il ne sera pas fait pendant le match.
Quel logiciel pour découper les extraits ?
L'application Photos du téléphone suffit pour rogner un extrait. Un logiciel de montage n'apporte rien pour des clips de quinze secondes sans effet.
Combien d'extraits garder par match ?
Trois, quatre au maximum, avec une phrase chacun. Un extrait qui a besoin d'un paragraphe d'explication n'est pas le bon extrait.
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Appuyez après, pas avant
Le Recall Mode de TactiCam garde les secondes qui précèdent le moment où vous appuyez : l'action est finie, vous appuyez, le clip existe déjà. Essai 14 jours, sans carte bancaire.