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Préparer le prochain match avec la vidéo du dernier

Le match est terminé, le suivant arrive dans une semaine. Entre les deux, il y a une vidéo, trois ou quatre entraînements et peu de temps. Bien utilisée, la vidéo du dernier match devient le plan de la semaine.

· 6 min de lecture

Entraîneur devant un écran affichant un plan large de match, carnet et stylo à la main

Préparer un match, en amateur, ressemble souvent à ceci : on repense au résultat, on se souvient de deux ou trois actions marquantes, et on construit la semaine là-dessus. C'est humain, et ce n'est pas si mal. Mais la mémoire retient le spectaculaire et oublie le reste. La vidéo, elle, montre ce qui s'est vraiment passé, et c'est une base beaucoup plus solide pour décider quoi travailler.

La bonne nouvelle : il n'est pas nécessaire de tout revoir ni de tout analyser. Une méthode simple suffit, en quatre temps.

Revoir le lendemain, pas le soir même

Le soir du match, on juge avec le score en tête. Une victoire fait paraître tout réussi, une défaite fait tout paraître raté. Le lendemain ou le surlendemain, on regarde plus calmement, et on voit des choses qu'on n'avait pas remarquées depuis le banc.

Revoir tôt dans la semaine a un autre avantage : il reste le temps de le travailler. Une idée trouvée le vendredi soir ne sert plus qu'à la causerie.

Deux choix : une chose à garder, une chose à corriger

Plutôt que de sortir de la vidéo avec une longue liste, posez-vous deux questions, et seulement deux :

  1. Qu'est-ce qui a bien marché et qu'on veut refaire ? Une sortie de balle qui a fonctionné, un placement sur les phases arrêtées, une bonne réaction après une perte de balle. On l'oublie souvent, et c'est pourtant ce qui donne confiance au groupe.
  2. Qu'est-ce qui nous a coûté, et qui se corrige en une semaine ? Le tri est là : un placement, une consigne, un repère se corrigent en quelques entraînements. La condition physique ou la technique de base prennent des mois. Pour préparer le prochain match, on choisit dans la première catégorie.

Pour trouver ces moments sans tout revoir, une méthode de lecture aide beaucoup : elle est détaillée dans comment analyser un match, et vaut pour la plupart des sports collectifs.

Transformer le choix en séance d'entraînement

Une correction qui reste dans la tête du coach ne change rien le week-end suivant. Chaque choix doit devenir une situation travaillée à l'entraînement, la plus proche possible de ce que la vidéo a montré. Quelques exemples selon le sport :

  • Football : des relances perdues sous la pression, et c'est une séquence de sortie de balle avec deux attaquants qui pressent.
  • Handball : des buts encaissés sur contre-attaque, et c'est un travail de repli juste après un tir, qu'il soit marqué ou non.
  • Basket : des rebonds offensifs laissés à l'adversaire, et c'est un travail de placement au rebond, se mettre entre son adversaire et le panier, répété en fin de séance.
  • Volley : une rotation qui ne sort pas en réception, et c'est cette rotation-là, travaillée en priorité.

Si vous le pouvez, filmez cet exercice : un retour à chaud pendant l'entraînement montre tout de suite si la consigne est passée. La façon de faire est expliquée dans filmer un entraînement.

Et l'adversaire ?

En amateur, on dispose rarement d'une vidéo de l'équipe qu'on va affronter, et ce n'est pas grave. Trois sources simples suffisent pour se faire une idée :

  • Le match aller, si vous l'avez filmé. C'est la meilleure ressource de la saison. Revoyez trois choses seulement : comment ils construisent leurs attaques, où ils ont été dangereux, et comment ils défendent sur les phases arrêtées.
  • Ce dont le groupe se souvient. Les joueurs qui les ont déjà affrontés ont souvent un repère précis : un joueur rapide, un gaucher, un pressing haut en début de match. Demandez-leur.
  • Les résultats de la saison. Une équipe qui marque beaucoup en fin de match ou qui encaisse peu à l'extérieur, ça se lit dans le classement et ça donne une piste.

Gardez une juste mesure : deux ou trois repères sur l'adversaire, pas un dossier. En amateur, ce qui décide le plus souvent d'un match, c'est votre propre équipe. La préparation de l'adversaire vient compléter le travail de la semaine, pas le remplacer.

Ce qu'on dit aux joueurs avant le match

La causerie d'avant-match n'a pas besoin d'être longue. Trois messages, pas davantage :

  1. Ce qu'on garde : la séquence réussie du dernier match, rappelée en une phrase.
  2. Ce qu'on a travaillé : la correction de la semaine, avec le repère concret donné à l'entraînement.
  3. Un repère sur l'adversaire : une seule chose à surveiller, pas cinq.

Le mieux est que les joueurs aient déjà vu les images dans la semaine. Deux ou trois extraits courts, envoyés avec une phrase, ou une courte séance vidéo avant l'entraînement. Le jour du match, la causerie ne fait plus que rappeler ce qu'ils ont déjà compris.

Garder une trace, d'un match à l'autre

Le travail d'une semaine sert aussi la suivante. Après chaque match, une ligne suffit : la date, l'adversaire, la chose gardée, la chose corrigée, et ce que la correction a donné le match d'après. Au bout de quelques semaines, vous voyez la progression de l'équipe. Et quand arrive le match retour, la préparation est déjà à moitié faite.

Dans TactiCam, cette trace se tient directement sur les clips : un statut « Bon exemple » ou « À corriger », un dossier par adversaire, et les séquences du match aller sont là le jour où l'on en a besoin.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour préparer un match avec la vidéo ?

Une soirée dans la semaine suffit pour commencer : revoir les moments utiles, choisir une chose à garder et une chose à corriger, préparer deux ou trois extraits. Le reste du travail se fait à l'entraînement.

Comment préparer un match contre une équipe qu'on ne connaît pas ?

En se concentrant sur sa propre équipe : la vidéo de votre dernier match dit ce qu'il faut travailler, quel que soit l'adversaire. Pendant le match, quelques minutes d'observation permettent ensuite d'ajuster.

Faut-il montrer la vidéo du dernier match aux joueurs ?

Oui, mais par extraits courts et pendant la semaine, pas le jour du match. Une séquence réussie et une séquence à corriger, chacune avec une phrase, valent mieux que le match entier.

Et si le dernier match n'a pas été filmé ?

Les notes prises au bord du terrain font l'affaire pour cette fois, et le prochain match se filme avec un téléphone sur un trépied. Les conseils de placement sont dans où placer la caméra.

Par sport : Football · Handball · Basketball

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